Rémi Sussan, Transhumanisme et hermétisme |
Devenir immortel! Tutoyer les étoiles ! Dépasser les limites de son individualité, être qui bon nous semble, en bref pareil à un dieu! Bien des affirmations du transhumanisme se rapprochent des promesses des religions du monde entier. Pour beaucoup, c’est la preuve que le transhumanisme n’est rien d’autre que de la mythologie déguisée des oripeaux de la science. Pour d’autres, qui éprouvent plus de sympathie envers cette idéologie, cela montre qu’effectivement, il répond à certaines questions d’origine métaphysique, mais en apportant des solutions qui, elles, appartiennent au domaine de la rationalité. Certains n’hésitent pas à dire qu’il faut tenir compte de cette proximité et non la rejeter.[1]
Quoiqu’on pense, cette proximité du transhumanisme avec le sacré existe et mérite d’être explorée.
Une telle religion, basée sur la connaissance et la technologie, serait-elle un phénomène entièrement nouveau, ou existe-t-il des précédents historiques? Surtout, qu’est ce que ces éventuels précédents peuvent nous apprendre sur une possible sacralité de la technologie contemporaine?
L’hermétisme
De fait, il existe une philosophie qui court en filigrane tout au long de l’histoire de l’occident. Cette doctrine, qui joua un rôle non négligeable dans l’apparition des sciences à la Renaissance, doit son nom, l’Hermétisme, au dieu “Hermès” le dieu grec de la connaissance, des marchands et des voleurs. Dans l’antiquité tardive, au début du christianisme, Hermès, au contact de son équivalent égyptien Thoth, allait prendre une stature particulière et devenir, sous le nom d’Hermès Trismégiste le nouveau prophète, parfois humain, parfois divin, d’une religion de la connaissance et de la technique.
Ce qu’on nomme, stricto sensu l’Hermétisme est une philosophie qui s’exprima avant tout par un ensemble de textes nommés les “hermetica”, centrés autour de l’enseignement dudit Trismégiste, et qu’on a l’habitude de subdiviser en hermetica “techniques” et “philosophiques” . Mais, de manière plus large, l’hermétisme n’était qu’un composant d’un melting pot culturel acceptant bien d’autres influences : celle du néoplatonisme, avec son insistance sur les mathématiques et l’introspection ; celle de la théurgie, ou l’invocation des dieux par la magie ; celle de la gnose chrétienne enfin, ce mouvement religieux dualiste qui affirmait le caractère mauvais du monde matériel et la nécessité d’acquérir le salut, non par la foi ou les oeuvres, mais par la connaissance elle-même. En fait, il n’exista probablement jamais d’église hermétique, avec carte de membre et interdiction d’aller traîner dans les temples du voisin. Plus probablement les hermétistes de l’antiquité se fabriquaient-ils leur propre religion en empruntant des éléments aux hermetica, d’autres au néoplatonisme et d’autres encore à la gnose chrétienne, dans un syncrétisme digne du New Age contemporain.
Au moyen-âge l’Hermétisme s’éclipse en occident, mais pas en terre d’Islam. C’est là notamment que va se développer l’alchimie, la pratique emblématique de l’Hermétisme. Celui-ci revient en force en occident à la renaissance avec Marsile Ficin et son disciple Pic de la Mirandole; il se mêle alors à la kabbale juive et au christianisme pour créer une synthèse tout à fait originale.
En 1600, le dernier grand adepte de la pensée hermétique, Giordano Bruno finit sur le bûcher. Quelques années plus tard, Isaac Casaubon prouve que le “corpus hermeticum”, que la plupart des gens de la renaissance pensait être un texte égyptien d’une antiquité comparable à Moise, date en réalité de l’antiquité tardive. Après ces deux coups durs, la pensée hermétique ne disparait pas, mais devient underground. L’Hermétisme se transforme alors en ce qu’on appellera par la suite l’occultisme. Mais il cesse de jouer un rôle déterminant dans l’histoire des idées. Après Newton, grand pratiquant de l’alchimie, plus guère d’hermétistes dans les rangs de la science nouvelle. Leibniz est probablement le dernier philosophe à s’en être ouvertement inspiré.
Quels sont les points importants de la philosophie hermétique? Tout d’abord, l’idée de la dignité de l’homme. “Quel grand miracle est l”homme”. C’est par cette citation de l’Asclepius, le plus célèbre des traités hermétiques, que débute l’oraison pour la dignité humaine” de Pic de la Mirandole. Cela suffit à montrer le rôle que joua l’hermétisme dans la naissance de l’humanisme renaissant. Chez Pic, ce qui caractérise la puissance de l’homme, c’est sa capacité de se transformer comme il le désire. “A l’homme il est permis d’être ce qu’il choisit d’être.”. L’humanisme mirandolien, inspiré par l’Asclepius, est donc bien, dès le départ, un tranhsumanisme.
L’autre caractéristique importante de l’hermétisme, c’est l’usage de la technique pour obtenir l’identification avec le divin. Bien sûr les les hermetica ne traitent pas des technologies modernes, mais se consacrent essentiellement à l’alchimie, la magie, l’astrologie… On aurait tort cependant de voir dans ces croyances de simples activités irrationnelles qu’il convient à tout prix de distinguer de la vraie science.
Il est certainement irrationnel aujourd’hui de continuer à croire à l’astrologie, avec l’accumulation de données qui montrent son caractère arbitraire et l’impossibilité dans laquelle se trouvent les astrologues de prouver la valeur de leurs prédictions. Mais dans l’antiquité, ou pendant la renaissance, l’astrologie était l’expression de la rationalité, car supposant l’existence d’un déterminisme naturel par opposition à une providence divine dépassant notre compréhension. D’un point de vue strictement philosophique, il n’y a guère de différence entre un hermétiste consultant son horoscope et celle d’un geek contemporain occupé à interpréter son génome tout fraîchement séquencé par 23andme. Tout au plus peut on espérer que la méthode du second est plus efficace et encore n’est-ce même pas sûr.
L’alchimie, science centrale des hermetica techniques (au point qu’hermétisme et alchimie devinrent avec les siècles quasi synonymes) nous montre bien d’autres points communs avec la pensée transhumaniste moderne. L’alchimiste ne cherche pas avant tout à transmuter le plomb en or. Sa quête fondamentale, c’est l’immortalité. Bien entendu cette recherche passe par la technologie. Mais il y a plus important : la philosophie sous-jacente. Dans la pensée alchimique, surtout à partir de la Renaissance, l’univers est imparfait, non terminé. Tout comme les métaux, croyait-on “évoluaient” naturellement vers l’or, c’était le rôle de l’alchimiste d’accélérer cette évolution et de l’appliquer à lui-même. L’alchimiste est donc un compagnon de Dieu dans le processus de création du monde. La pensée hermétique échappe à la dichotomie traditionnelle de l’occident, qui nous offre le choix entre se soumettre complètement à la nature parce que toute tentative d’y déroger serait manifestation d’orgueil, d’hubris, ou au contraire se révolter contre elle, lui nier toute valeur autre qu’utilitaire. L’Hermétisme nous présente une écologie qui implique et admet la transformation par l’homme.
De tous les aspects de la pensée hermétiste, l’alchimie, surtout dans sa version post-renaissance, est probablement ce qui se rapproche le plus du transhumanisme, que ce soit par la quête de l’immortalité physique ou par l’intérêt pour les structures profondes de la matière via la nanotechnologie. Mais au delà de cette comparaison, c’est surtout cette notion d’un univers perfectible dans lequel l’homme jouerait le rôle de catalyseur évolutif qui retient l’attention. La conscience humaine ne serait pas simplement un épiphénomène dans un monde vide de sens. Elle jouerait un rôle fondamental dans les fins dernières de l’univers.
Car au dernier jour, c’est le cosmos lui même qui accédera à la conscience: c’est le Point Omega de Frank Tipler, le moment où “la vie aura acquis le contrôle de toute la matière et de toutes les forces existant, non dans un seul univers mais dans tous les univers logiquement possibles ; la vie se sera répandue dans toutes les régions spatiales, dans tous les univers qui peuvent logiquement exister, et aura emmagasiné une quantité infinie d’information, incluant tous les bits de savoir qu’il est logiquement possible de connaître “.[2]
Du reste, Mircea Eliade avait remarqué, dès 1931 la ressemblance entre l’alchimie et la pensée de Theilard de Chardin, concepteur de la première vision du point Omega: “il existe une symétrie fondamentale entre la théologie optimiste de Theilard de Chardin et plus spécialement entre son espoir d’une eschatologie cosmique accomplie par le Christ et l’idéologie religieuse de l’alchimie occidentale tardive”.[3]
L’astrologie sert à comprendre les lois naturelles. C’est l’étude du déterminisme, de comment les choses arrivent. La magie sert précisément à contrecarrer ce déterminisme. En invoquant les Dieux idoines, il est possible de “sortir de son destin tel qu’il est inscrit dans les étoiles”, comme le dit la parole biblique. Si par exemple, je manque de qualités “vénusiennes” dans mon caractère, je vais invoquer Venus. Je pourrais ainsi augmenter mes capacités esthétiques et émotionnelles, pensait le traducteur florentin du corpus hermeticum Marsile Ficin. La magie, d’un point de vue fonctionnel, est l’équivalent de ce qu’on appelle aujourd’hui la cognition augmentée. Les exercices Nintendo, les designer’s drugs, un jour les implants, ont remplacé les rituels, mais les objectifs restent les mêmes.
Mais la magie n’est pas simplement une psychologie primitive. Elle est plus que cela. «la magie est épouser le monde » dit Pic de la Mirandole. La condition primordiale au succès des opérations magiques, nous explique pour sa part son presque contemporain Cornelius Agrippa, est la conscience que le magicien doit posséder de la dignité humaine. ». « Le mage, selon les philosophes, est celui qui allie le savoir et le pouvoir d’agir », renchérit Giordano Bruno dans « de magia ». La magie est donc la liturgie de cette nouvelle religion qui favorise l’action dans le monde et affirme le caractère divin de l’être humain. Elle présente également un univers gouverné intégralement par l’information, le code, qu’il soit numérique comme dans le pythagorisme ou alphabétique, comme dans la kabbale. Une idée largement reprise par la cyberculture, dont le transhumanisme apparaît comme directement dérivé. Erik Davis, fameux critique des nouvelles cultures et tendances, a écrit d’excellent textes sur le sujet, comme “A Computer, a Universe” ou son excellent livre Techgnosis.
Ames construites
Si l’homme est un dieu, il est doté de pouvoir créateur, comme le serait un dieu.
De fait, la création d’êtres artificiels apparaît comme l’exemple de la maitrise suprême des techniques magiques et alchimiques. Pour Jabir, alchimiste arabe du moyen âge, explique Pierre Lory, “l’opérateur qui maîtrise pleinement son art peut produire, selon lui, non seulement des substances minérales (…) mais également des végétaux, des animaux, et même des humains, par une exacte imitation des lois naturelles. L’alchimiste, sani, peut en effet imiter le démiurge, Bâri, jusqu’à produire de telles performances.”
De fait l’idée de création d’êtres artificiels, d’homoncules, de golems comme le dit la tradition kabbalistique, voire d’âmes construites comme l’écrivait l’hermétiste renaissant Giulio Camillo (en une formule qui semble exprimer une notion archaïque d’intelligence artificielle[4]), est une affaire fondamentale de la philosophie hermétique, et ce depuis les débuts. Le plus fameux sans doute des passages de l’Asclepius nous raconte :
“Ce que nous avons déjà dit de l’homme est merveilleux, mais toutes ces merveilles ne valent pas celles-ci : ce qui commande surtout l’admiration, c’est que l’homme a été rendu capable de découvrir la nature des dieux, et de la produire. Nos premiers ancêtres (…) inventèrent l’art de faire des dieux; (…) omme ils ne pouvaient créer proprement des âmes, après avoir évoqué des âmes de démons ou d’anges, ils les introduisirent dans leurs idoles par des rites saints et divins, en sorte que ces idoles eussent le pouvoir de faire du bien et du mal.”[5]
Lors de la résurrection de l’hermétisme greco-égyptien à la renaissance, ce texte fascinait les interprètes florentins tout en les effrayant. Fabriquer des dieux, n’est-ce pas l’ultime blasphème ?
Selon l’historien Wouter J. Hanegraaff,[6]
Cybergnositicisme, cyberhermétisme, cybermarcionisme
On l’a vu, l’hermétisme n’était qu’un ingrédient au sein du cocktail complexe de la spiritualité antique. Du coup, si certaines idées comme la divinité de l’homme ou la beauté du monde matériel sont exprimées par les hermetica, d’autres idées plus pessimistes entrent dans la composition du cocktail, jusqu’à se retrouver parfois dans les traités hermétiques eux-mêmes. Ainsi, les gnostiques qui rejetaient le monde comme mauvais et espéraient rejoindre un univers purement spirituel, dégagé des contraintes du corps. Les néoplatoniciens, bien que considérant le monde matériel comme bon, affirmaient néanmoins que l’âme humaine devait s’en dégager, ce qui les assimile en fait aux gnostiques sur ce point précis.
Marcion, qui vécut au premier siècle de notre ère est l’un des premiers hérésiarques de la pensée chrétienne, et est souvent confondu avec les gnostiques. A tort, nous explique l’historien des religions Ioan Couliano, car il présente avec eux une différence fondamentale. En effet, les gnostiques (sur ce point proches des hermétistes et des néoplatoniciens) considéraient que l’homme possédait une parcelle de divinité qui le rendait égal voire supérieur aux dieux. Or pour les marcionites, au contraire, l’homme avait été créé par le dieu mauvais, auteur du monde matériel. C’est par pure compassion pour ces créatures souillées et imparfaites que le dieu Inconnu et bon avait envoyé le Christ afin de les sauver.
Les transhumanistes ont souvent été considérés comme des “cybergnostiques”,[7] surtout lorsqu’ils se laissaient aller à des spéculations sur leur technique d’immortalité favorite, l’uploading qui consisterait à “télécharger” le contenu du cerveau sur un autre support, non organique. De fait, on serait tenté de raffiner cette analyse et diviser les attitudes transhumanistes en plusieurs courants. Parmi eux, un “cyberhermétisme” qui souhaite utiliser la technologie pour créer un corps parfait et même un univers parfait grâce au megascale engineering.[8] Mais il existe également une tendance cybergnostique chez ceux qui veulent simplement abandonner cet univers pour en recréer un autre, virtuel, dans lequel pourraient vivre les esprits “uploadés”. Dans certaines spéculations, d’aucuns vont même jusqu’à envisager de détruire tout ou partie du “monde réel” pour en faire du computronium, une matière hypothétique favorisant les calculs informatiques et qui pourrait servir de support matériel à ces simulations très sophistiquées.[9] Il s’exprime là un mépris du monde matériel très aigu. Les transhumanistes ont beau jeu de tenter d’expliquer que ces “simulations” se révèleront aussi riches, voir plus riches que la réalité (au point, comme nous le rappelle le philosophe transhumaniste Nick Bostrom,que nous pourrions bien déjà nous trouver à l’intérieur de l’une d’elles!), et que le corps uploadé pourra vivre une gamme sans pareille d’émotions sensuelles: l’usage même des termes de “virtuel” ou de simulation, ne peut qu’évoquer immédiatement des images de l’univers aseptisé et vide de Second Life. Une impression d’immatérialité fortement accentuée par l’usage systématique et désastreux du mot meat – la viande – pour désigner le corps biologique, non “augmenté”.
Existe-t-il des cybermarcionites? On les voit se profiler dans divers courants “singularitariens” qui suspectent que la vraie naissance de la transhumanité se fera par la création d’une intelligence supérieure à celle de l’être humain. Cette intelligence supérieure pourrait bien être un humain mutant, mais pour certains,[10] le cerveau humain est structurellement trop défectueux pour permettre ce passage à un niveau supérieur. Seule une intelligence artificielle créée dès le départ de manière optimisée pourrait permettre cette “singularité”. L’homme est à jamais un primate aux potentialités limitées. Seul un dieu numérique, une “intelligence artificielle amicale” pourra par compassion nous sauver de nous-mêmes, probablement en nous uploadant dans un paradis artificiel qui, pour merveilleux qu’il soit ressemblera par bien des aspects à une réserve.
C’est peut-être cette combinaison de pessimisme marcionite, de dualisme gnostique et d’optimisme hermétique qui rend le transhumanisme si difficile comprendre de l’extérieur et parfois si effrayant. Il associe trop souvent un discours plein d’espoir avec des considérations très sombres sur la nature humaine qui semblent contredire le premier message.
Il ne sert à rien de discourir sur l’immortalité si, dans le même temps, on sous-entend que l’homme, de par sa nature même ne peut espérer être maître de son destin et doit se placer entre les mains d’une intelligence artificielle supérieure et amicale.
Episteme et gnosis
Comme l’explique longuement Garth Fowden dans son livre Hermès l’égyptien, l’ensemble de ces connaissances mondaines (episteme) devaient à terme se transformer en gnosis (connaissance de soi, du divin). L’hermétiste peut animer des statues, étudier les étoiles, évoquer les démons, voire élaborer la pierre d’immortalité. Ce qui compte fondamentalement c’est la nature de la réalité qui se dévoile sous ses yeux par ce biais. La réussite de ses opérations, y compris sa propre immortalité, ne sont rien d’autre que le signe de la gnosis qu’il a acquise. On pourrait être tenté de voir un équivalent de la gnosis, dans le projet transhumaniste, dans la promesse finale formulée par les thèse du point Omega, voire de la singularité (si on fait abstraction de son aspect inquiétant, antihumaniste). Ce serait à mon avis une erreur. Une promesse est toujours liée au futur, à l’espoir de réalisation et s’accompagne nécessairement de l’angoisse de son échec possible. Lorsqu’il insiste trop sur le futur, le transhumanisme se rapproche plus du christianisme populaire que de l’hermétisme ou des formes les plus mystiques et les plus élaborées du christianisme. Une expérience religieuse a toujours lieu ici et maintenant; sa valeur ne dépend pas du succès de la mise en place de conditions externes.
Mais en revanche, peut-être peut-on dire que finalement, peu importe la faisabilité de l’uploading, de l’assembleur universel, du mega-engineering ou l’ingénierie du point Omega. Ce qui compte, c’est sans doute le vertige engendré par ces perspectives. Par la simple contemplation de la possibilité de ces technologies, l’infinité de l’univers nous devient accessible, amical, il devient notre foyer. “Mon dieu, c’est plein d’étoiles” s’écrie Dave Bowman le héros de 2001, l’Odyssée de l’espace, lorsque son vaisseau est capturé par le Monolithe noir en orbite autour de Saturne. Une formule qui, au-delà de la croyance en la valeur de telle ou telle technologie, sera peut être le cri d’extase des hermétistes de demain.
Notes
[1] – Par exemple : http://transumanar.com/index.php/site/my_talk_at_the_conference_the_future_of_religions_religions_of_the_future/
[2] – John Barrow & Frank Tipler, The Anthropic Cosmological Principle, Oxford University Press, 1988.
[3] – Mircea Eliade, Le Mythe de l’alchimie, livre de poche, 1992.
[4] – Bertrand Shefer, “Introduction” in Le théatre de la mémoire, éditions Allia, 2001.
[5] – Hermès Trismegiste, Les trois révélations, Les belles lettres, 1998.
[6]< - Wouter J. Hanegraaff, "Sympathy for the devil, renaissance magic and the ambivalence of idols", available at http://www.esoteric.msu.edu/VolumeII/Sympdevil.html
[7]- Par exemple : http://jetpress.org/volume14/krueger.html
[8]- Technologie capable d’agir sur des ensembles gigantesques, par exemple manipuler des systèmes solaires entiers, ou créer des univers à partir de trous noirs…
[9]- Rudy Rucker, Postsingular, Tor Books, disponible en ligne: http://www.rudyrucker.com/postsingular/
[10]- Par exemple, Michael Anissimov,”Forecasting Superintelligence: the Technological Singularity”, available at http://www.acceleratingfuture.com/articles/superintelligencehowsoon.htm
Special issue: transhumanism
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